Couteau de survie pour survivaliste

Couteau de survie pour survivaliste



Cet article m'a été inspiré par une intervention d'un de mes abonnés sur ma page FB (que je salue au passage). J'ai flouté son avatar et son nom par soucis de confidentialité quoique FB et la confidentialité... Enfin.



Voici donc le fruit de mes réflexions et de mon expérience sur le "couteau de survie" et par extension, ce qu'un survivaliste sérieux devrait prendre en considération lors du choix d'un couteau.

Notez que l'abonné qui m'a inspiré ma réponse sur FB et ce billet connaissait très bien les qualités d'un bon couteau. Je me suis servi de son intervention pour commenter sur les "couteaux de survie" qui sont malheureusement achetés par des survivalistes débutants pressés de s'équiper.

Il est donc question ici de couteau fixe. Pas de hache, pas de multitool, de couteau pliant EDC. Plus précisément, on parle ici de couteau désigné généralement comme "couteau de survie", c'est à dire d'un couteau comme outil général, principal, servant tant à construire un abri de survie en forêt qu'à couper de la toile ou hacher de la viande de gibier fraîchement abattu.

Je vais donc parler dans un premier temps des qualités à rechercher et de défaut à fuir chez les « couteaux de survie » et en second lieu, des choix que j'ai fait.

Le couteau de survie: le premier achat important


Le « couteau de survie » est généralement le premier achat conséquent des gens qui décident un jour de devenir survivalistes. 

Le couteau est un des premiers objets essentiels dont on doit s'équiper. Ce ne sera probablement pas le plus utilisé avant l'arrivée d'une situation dégradée mais il sera indispensable à ce moment — et irremplaçable dans un contexte d'approvisionnements difficiles ou rompus.

L'ennui c'est que pour les gens qui n'ont aucune expérience avec cet outil —  je parle d'expérience quotidienne en tant qu'objet porté sur soi et utilisé en permanence, en ville comme en forêt — les choix qu'ils feront seront rarement heureux.

Ils opteront généralement pour le « couteau de survie » du marché et très publicisé avec multiples fonctions et plusieurs gadgets et le jour venu de s'en servir vraiment sérieusement, ils constateront quelle est l'erreur ou les multiples erreurs de ce choix.

Prenons un exemple typique.


Le Super-Duper-Rambo-Style-Survival-Knife!

Ce genre de couteau est très répandu dans les boutiques. Analysons-le un peu, pour le plaisir.

Il est décrit comme un couteau de style Rambo (déjà ça part mal) avec une lame en acier 440 et un logement pour le kit de survie dans la poignée, en acier comme pour la garde. L'étui est en "nylon tactical"

Apprenons à "lire" les couteaux



Le "nylon tactical" n'indique rien quant à la résistance de l'étui aux déchirures, aux coupures, à l'usure par abrasion, ni sur la qualité de la couture ni sur son mode de fixation (ceinture? bandes Molle?). Sauf que ça fait cool et sérieux.

Quant à la lame, beaucoup, beaucoup de questions. Et des réponses, malheureusement décevantes.

Acier 440? 440 quoi? 440A? 440B? 440C? généralement, quand on trouve "440" sans lettre, c'est du 440A, un acier qui ne gardera pas son tranchant très longtemps. Notez qu'on en fait aussi des bistouris mais les bistouris servent à couper quelques cm de tissus vivants et ils seront jetés après usage. Ici on parle de couper des tendons, de la peau épaisse (d'animal qu'on dépèce), des os, des branches, de la corde en nylon ou de la toile en canevas.

Donc du 440A pour un "couteau de survie", à proscrire. Cela disqualifie déjà ce couteau. Mais ce n'est pas tout car il trouve le moyen de se faire disqualifier de plusieurs autres façons. Un champion du monde!!!

Les dents de scie sur le dos de la lame sont une exécrable idée. Outre le fait que vous ne pourrez mettre qu'une pression fort limitée quand vous voudrez scier du bois parce l'autre côté de la lame coupe et que vous ne pourrez pas appuyer, ces dents de scie rendent ce couteau impropre à une fonction importante chez les couteaux à lame longue: celle de fendre du bois par impact sur le dos de la lame.

Le kit de survie dans la poignée. On continue dans le festival des mauvaises bonnes idées. Vous traversez un rapide et vous échappez votre couteau, vous perdez votre lame, votre mauvaise scie, vos allumettes que connement vous aurez toutes placées dans le manche, l'allume-feu qui va avec, la mini-boussole et Dieu sait quoi d'autre!

Un couteau est avant toutes choses un outil de coupe, pas un outil de transport.

Et ce manche creux répond automatiquement à une question plus critique que celle sur la qualité de l'acier utilisé pour fabriquer la lame.

La soie

Si le manche est creux, alors la lame n'a pas de soie et si elle n'a pas de soie, ce couteau est impropre à un usage survivaliste.

Qu'est-ce que la soie d'une lame?

C'est le prolongement de la lame dans le manche. Plus elle est longue et large, plus solide sera le couteau et plus il supportera des impacts violents.





Cela signifie que ce "couteau de survie" a une lame soudée sur le manche en seulement deux points de contacts puisque le manche est tubulaire. Autrement dit, pour couper une branche à grands coups, il est inutilisable car dangereux pour son utilisateur et les gens qui se trouveraient autour.

Pourquoi fabriquer des couteaux sans soie ou avec une soie partielle? Parce qu'ils reviennent à moins cher car ils utilisent moins d'acier propre à faire une lame. Le métal de la lame coûte cher, en particulier s'il subit un bon traitement thermique. Même l'acier d'une mauvaise lame coûte plus cher que l'acier qu'on utilisera pour faire le manche. Chaque sou économisé compte pour les experts de la mise en marché...

L'indice RC (Rockwell C)

Aucune mention de l'indice RC pour ce champion du monde. L'indice RC, c'est l'indice de dureté selon l'Échelle C de la Rockwell Corporation, un standard dans l'industrie. Plus le RC sera élevé, plus le couteau sera dur et plus il sera difficile à affuter mais en contrepartie plus il pourra trancher de la matière dure et conserver son tranchant bien plus longtemps.

En définitive, ce "couteau de survie" devrait être mis sur un présentoir pour décorer une pièce de manière virile mais surtout pas être considéré comme étant un outil fiable et durable pour un survivaliste. 

Un autre champion qui n'en a pas l'air au premier regard


Je me suis acheté un couteau il y a bien des années. Un couteau peu cher, pour usage en milieu contrôlé et pour la pratique de différentes techniques. Je m'en foutais donc qu'il brise ou pas.

Il s'agit du Gerber Winchester Large Bowie.



Vous avez pu le voir à l’œuvre dans ma vidéo sur le Biolite Stove.



Ce couteau a les apparences d'un bon couteau mais 1) sa lame est en acier inoxydable, donc facile à affuter et encore plus à perdre son tranchant; 2) contrairement à ce que nos yeux nous disent, sa lame n'est pas pleine soie.


Un astucieux habillage cache cette faiblesse majeure.

Si je frappais suffisamment fort ou suffisamment longtemps pour couper une branche, la lame se détacherait et s'envolerait. Il n'y aurait plus qu'à espérer que personne ne se trouvera sur son chemin car mauvais acier ou pas, cela pourrait être mortel...

Conséquemment, pour usage en milieu contrôlé, si vous voulez utiliser un couteau chez vous, pour vous faire la main à différentes techniques sans risquer de gâcher une lame très chère et de bonne qualité, cela peut convenir. Si vous deviez dépendre de ce couteau, ça la fout mal...

Qu'est-ce qu'un bon couteau pour les survivalistes? 

 

LA question...

Je ne suis pas un spécialiste des couteaux mais en revanche je suis un utilisateur quasi-quotidien quoique un peu négligent quant au maintien du fil de la lame. Je possède des couteaux de diverse qualité, de médiocre à excellente. Je me sers des médiocres en milieu contrôlé (i.e. chez moi, où je me fous qu'ils se brisent puisque j'ai tout à portée de main) et ceux d'excellente qualité je les amène avec moi en milieux non contrôlés (forêt, chasse, randonnée) parce qu'ils sont fiables et qu'ils feront le boulot pour lequel j'ai payé plus cher. 

Un bon couteau pour survivaliste aura cinq qualités propres, voire vitales:

  • PLEINE SOIE. Il aura une lame pleine soie s'il est destiné à un usage "violent" comme trancher des branches ou couper des os d'animaux ou encore si on prévoit lui appliquer une certaine pression. 
  • DOS PLAT. La lame sera tranchante ou partiellement crantée d'un côté mais surtout: son dos sera plat. Une lame tranchante d'un côté et dentelée de l'autre, ça fait un mauvais couteau et une mauvaise scie et ça empêche de s'en servir pour fendre du bois, produire des lamelles ou l'enfoncer comme un coin.
  • BON ACIER. La lame sera elle-même faite d'un acier de bonne qualité et à haute teneur en carbone avec un bon indice RC. L'inox ne rouille pas mais tient moins son tranchant et la lame est généralement moins dure; il est donc à proscrire et à ne considérer que pour les couteaux de plongée sous-marine.
  • BONNE PRISE. Il permettra une bonne prise en main en fonction de votre force musculaire et surtout de la taille de vos mains. Le confort est très important.
  • ENTRETIEN RÉALISABLE PAR L'USAGER. Finalement vous devrez pouvoir réaliser vous-même son entretien. En effet, certaines lames ont un indice RC si élevé ou un angle de lame si particulier qu'il est quasi impossible de les affuter vous-même sans un équipement spécialisé et une certaine expertise.

Comme vous le constatez, cet énoncé des cinq critères vitaux ne vous oriente pas automatiquement vers un type de couteau en particulier, encore moins vers une marque ou un modèle spécifiques. Ce sont des qualités universelles d'un bon couteau, rien de plus, rien de moins.

La forme de la lame, sa longueur, son poids, une lame crantée partiellement ou pas, une garde proéminente ou pas du tout, les aspects esthétiques,  tout cela relève de la préférence personnelle et de l'usage qu'on prévoit en faire.  On peut rajouter plein de critères selon nos besoins spécifiques mais en substance, si on n'a pas ces cinq bases essentielles, le reste des attributs ne compensera pas l'absence d'une des bases.

Comment j'approche les couteaux


En fait, en terme d'approche fonctionnelle durable, je préconise plutôt deux couteaux (plus un couteau EDC) plutôt qu'un seul car cela permet de couvrir tous les besoins usuels et même des besoins spécialisés. Attention: posséder trois couteaux ne signifie pas porter trois couteaux sur soi de manière permanente.

Le plus souvent, on ne portera que le couteau EDC mais quand on prévoit certaines activités on optera pour deux de plus. Il y aura donc le couteau pliant « EDC », le couteau « agile » et le couteau « lourd »

  • Un couteau pliant à lame en bon acier, qu'on porte toujours sur soi, résistant aux chocs, pour usage polyvalent. C'est mon couteau « EDC ».
  • Un couteau à lame fixe en bon acier, relativement courte et plus mince avec une pointe fine, pour du travail de précision. La soie pleine est préférable mais une soie partielle ou traversante suffit car ce couteau ne sera pas violenté. C'est mon « couteau agile ».
  • Un couteau maousse à lame fixe très longue et très épaisse, impérativement pleine soie, d'excellent acier, pour de gros travaux y compris son utilisation comme petite machette, ou pour des coupes de branches ou pour fendre du bois par impact sur le dos de la lame. C'est mon couteau  « lourd ».

Si vous optez pour une approche à trois couteaux quand vous partez en randonnée ou à la chasse, vous serez en mesure de faire face à un maximum de situations. Le couteau lourd fera le gros boulot, le couteau agile fera le boulot fin, et le couteau EDC, hé bé, c'est un couteau EDC donc on le porte toujours sur soi.

Pourquoi deux plus un EDC?

Parce que j'aime les couteaux longs et si les couteaux longs permettent des usages de plus, ils empêchent certains autres usages. L'ajout d'un couteau agile permet de couvrir un maximum de situations et de cas.

Le couteau universel

Il faut être conscient d'une chose: le couteau universel n'existe pas. Ni celui qui plaira à chacun.

Mon approche à deux couteaux + EDC semblera à certains inutile car un seul bon couteau suffit à leurs yeux, le leur, et tous ceux qui ne possèdent pas un couteau comme le leur sont des cons. Vous voyez ce que je veux dire. Je vous fait donc part de mes observations et non de règles universelles qui n'existent pas.

Ceci étant dit, si votre budget, vos convictions ou vos idées vous disent qu'un seul couteau, outre votre lame EDC, devra faire tout le boulot, c'est très bien, c'est vous qui connaissez vos besoins. Assurez vous seulement qu'il rencontre les cinq critères vitaux que j'ai énoncés plus haut.

Mes choix

Mon couteau pliant « EDC »


J'ai commencé à porter des couteaux à mon adolescence, avec de petits couteaux pliants, de qualités variables et généralement très basse. J'en ai eu à une lame, à deux lames, des couteaux suisses, des minuscules, des gros, etc. 


Avec les années, j'ai changé constamment vers des couteaux pliants à lame verrouillable, en meilleur acier, plus longs et à lame plus épaisse, pour culminer avec mon Cold Steel Voyager XL clip point, très long, lame très large et très épaisse pour un couteau de poche et utilisable même en impact.


Un petit mot: tout le monde n'a pas les mêmes préférences. Moi, je voulais pouvoir ouvrir des boites de carton, couper des lacets de botte, fixer mon couteau pliant au bout d'une branche pour pouvoir m'en servir comme lance de chasse (lance qui ne se lance pas, ce qu'on lance, c'est un javelot, juste pour préciser), ouvrir une conserve métallique avec sa lame, me défendre au besoin, m'en servir comme mini-machette, fendre du bois par impact, le glisser dans les interstices des portes d'ascenseur afin de les déverrouiller en cas de panne, tout en ayant une poignée recourbée qui favorise une meilleure prise en main et une meilleure rétention lors des mouvements rapide.

Le mot clé de mon choix est polyvalence. Une longue, large et épaisse lame signifie en revanche une perte de finesse dans la manipulation, cela il faut le savoir.  Ce couteau pliant est de bonne qualité, c'est du Cold Steel après tout, donc pas de mou dans le mécanisme, pas de mou dans son verrouillage, et grande résistance aux chocs.

La lame du Voyager XL de Cold Steel est faite en acier CTS-BD1, qui se situe dans la même catégorie que le AUS-8 mais dans les niveaux supérieurs. Cette lame est très résistante et on peut l'affuter pour qu'elle coupe comme un rasoir.

Le mécanisme de verrouillage de la lame est sans mou et sans faille, même si on le violente comme je le fais parfois. Ça fait un beau clic bien net et plus rien ne bouge.

Sa poignée recourbée favorise la prise en main et permet même d'augmenter la portée utile du couteau à l'aide d'une prise partielle.

Je le porte presque toujours sur moi, sauf quand les lieux que je compte fréquenter ou le contexte ne s'y prêtent pas. Je m'en sers à tous les jours. Tous les jours.

Oui, je sais, vous voulez savoir où je l'ai acheté et combien j'ai payé. À l'époque c'était chez Amazon que j'avais trouvé le meilleur prix et la garantie Amazon est très bien faite de surcroît. Voici:

Si le Voyager XL vous semble trop gros, il se décline aussi en formats large et medium.

Le couteau universel n'existe pas et celui-ci n'est pas le meilleur toutes catégorie: il est juste celui qui répond à mes besoins.Voyez les capacités du Voyager XL dans la vidéo ci-dessous.

Mon « couteau agile »


Vous le verrez plus bas, mon couteau principal est maousse. Il me fallait donc un couteau plus petit qui me permette de faire le travail de finesse, celui qui demande de la précision et de la délicatesse tout en étant fiable.

J'ai donc opté il y a bien des années pour le Morakniv Companion. Il vient en version acier inox ou carbone.

Ce couteau, extrêmement léger, coupe comme un rasoir et est peu volumineux. Sa pointe est assez fine et comme la lame n'a que quatre po. (10 cm) de long, elle convient parfaitement pour dépecer et vider du gibier.

Notez que la soie de la lame est partielle comme en fait foi la photo ci-bas et se rend jusqu'à environ les trois-quarts du manche. Ce n'est donc pas un couteau à utiliser avec force ou en impact. De toutes manières son faible poids le rendrait particulièrement inefficace dans ces rôles. Pour le reste, y compris le rasage du matin en rase(!)-campagne, il excelle.

J'ai aussi des doutes sur la durabilité de la poignée avec les années.



La prise en main est superbe grâce au revêtement du manche, de petit format, il faut le mentionner. Ceux qui auraient de trop grandes mains pourraient être embarrassés.

C'est un couteau "technologique", vous n'aurez pas le feeling d'un couteau ancien mais il fera de l'excellent boulot, durablement.

En terme de rapport qualité-prix pour un couteau de ce genre, vous ne trouverez jamais mieux.

Je l'avais payé autour de 25$ à l'époque mais vous pouvez le trouver maintenant pour environ 21$ (12,50 euros en France)

Information d'achat:

Mon couteau « lourd »


En fait j'en ai deux. J'avais acheté un Ontario Knife Bowie SP10 Raider parce que, outre les qualités intrinsèques de cette marque et de cet outil (acier fabriqué et traité aux USA, couteaux faits aux USA), j'aime particulièrement les bowies et j'aimais le galbe de cette lame. Celui-là était destiné à m'accompagner à la chasse mais je l'envisageais aussi comme "couteau de combat".

Mais voilà. Récemment, j'ai organisé une rencontre de survivalistes sur la Rive Nord de Montréal et un des participants qui est aussi abonné à mon Facebook m'a offert, en son nom ainsi qu'au nom de sa famille, un magnifique cadeau afin de me remercier et de manifester leur reconnaissance pour ce que mon travail leur a apporté: il s'agit d'un Ontario Knife RTAK-II. :o

Inutile de dire que j'étais estomaqué quand je l'ai déballé. Je profite de ce billet pour l'en remercier encore une fois et pour lui dire que c'est une excellente pièce, au point de détrôner mon Bowie dans mes randonnées en forêt et à la chasse.

Le Ontario Knife RTAK-II 

 



Il s'agit d'un couteau très long (17 po / 43,2 cm) avec une lame en acier/alliage 5160 pleine soie, d'une épaisseur de 3/16e de po (4,7 mm) et une poignée de micarta soigneusement arrondie aux angles, ce qui le rend extrêmement confortable. La poignée est massive, ce que j'aime. Certains préfèreront une poignée plus fine, dès lors le RTAK-II n'est pas pour eux.

L'acier 5160 retient mieux son tranchant que le 1060 et a un indice de dureté Rockwell de 58-60, ce qui est excellent pour un outil avec lequel on peut frapper.

Son fourreau en nylon est compatible Molle.

Il est bien balancé — ce qui est normal pour un couteau de cette qualité — et on voit à la qualité de finition qu'il a été fabriqué dans un atelier où on a la préoccupation de faire de belles et bonnes choses. Ontario Knife fabrique tout aux USA, rappelons-le.

Plutôt lourd (1 lb 6,5 oz / env. 650 g.), il est destiné à de la grosse ouvrage et peut très bien servir comme machette courte.

Ce couteau se prête mieux que mon bowie aux activités de plein air et de chasse et il fait maintenant partie de mon kit standard de sortie en forêt, pour la randonnée ou la chasse. Je l'ai fixé sur mon sac 24h, grâce aux fixations Molle intégrées à son fourreau de nylon.

Information d'achat:

Le Ontario Knife Bowie SP10 Marine Raider Knife

 



Les bowies sont les couteaux emblématiques des USA. À mi-chemin entre le couteau utilitaire des pionniers et le couteau de combat, celui-ci s'est imposé à partir XIXe siècle sur le territoire US.

Personnellement, j'aime la forme du bowie, en particulier la lame du SP10 qui offre de plus un beau galbe, créant un sentiment de robustesse et de puissance. Il est fait d'acier 1095, plutôt facile à affuter mais néanmoins très dur (RC 58). Inutile de préciser que la lame est pleine soie.

D'une longueur de 15 po (38,1) cm et d'un poids de 1 lb 6,4 oz (env. 650 g.), c'est un poids lourd.

Son fourreau est de cuir d'un côté et de nylon de l'autre, par contre il est fait pour être porté à la ceinture et le fourreau n'est pas compatible Molle. C'est un point négatif à mon avis mais je dois reconnaître que le fourreau est bien conçu et qu'on peut le fixer à la cuisse.

Il convient parfaitement comme « couteau de combat » bien qu'il puisse jouer excellemment le rôle de couteau lourd tout-usage.

Je l'avais payé en rabais 99,99$ il y a quelques mois mais au moment d'écrire (août 2016), il y a un rabais encore plus intéressant, profitez-en car c'est une aubaine, un couteau de cette dimension et de cette qualité pour si peu.

Information d'achat:

Je n'ai pas trouvé de lien vers des commerçants français envers lesquels j'ai une confiance éprouvée par la pratique. Vous devrez faire vos propres recherches, je suis désolé de ne pas pouvoir vous faciliter la tâche..

En définitive

Peu importe le ou les couteaux que vous choisirez, il y a cinq grandes lignes à observer:
  • PLEINE SOIE
  • DOS PLAT
  • BON ACIER
  • BONNE PRISE
  • ENTRETIEN RÉALISABLE PAR L'USAGER

Pour le reste, tout est ouvert: couteau unique ou plusieurs couteaux spécialisés, couteaux ethniques (koukri, parang, bowie, etc.) ou conventionnels, la seule chose qui compte est de posséder un couteau qui ne vous laissera pas tomber au moment où vous en aurez le plus besoin.




Commentaires

Joel Deplanque a dit…
Le couteau idéal n'existe pas lorsque cet idéal se veut global ou de nature à répondre à toutes situations.

Il faudra fuir comme la peste les pitoyables chinoiseries en "pluschmol" bon marché.

Le "kit de survie" planqué dans le manche n'est que du pipeau. Généralement les accessoires sont de mauvaise qualité.

Ces accessoires ne peuvent pas non plus répondre aux spécificités du milieu dans lequel le survivaliste sera appelé à évoluer. Ils devront donc être sélectionnés en fonction dudit milieu et non intégrés à un produit préexistant. Le couteau Jungle King 1 de chez Aitor ne répond que partiellement aux besoins d'une utilisation en forêt tropicale.

Le meilleur des couteaux sera celui répondant le mieux à une utilisation de coupe et/ou de fente. Il sera toujours complémentaire d'autres instruments à utilisation spécifique tels que machettes, hachettes, etc.

J'avais attaqué un sujet sur mon site : http://lavieenjungle.clicforum.com/t48-Mon-choix-de-couteaux-ou-plutot-mes-choix.htm
Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Vic Survivaliste a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Joel Deplanque a dit…
Ouais... J'adore ces gens résignés dés le départ... Celui-ci me semble déjà désemparé lorsque la batterie de son smartphone commence à être pâle des genoux ou lorsqu'il se trouve à plus de 500 mètres de son Macdomerde préféré. Ça promet de beaux carnages... Qu'il sache que les seuls combats perdus d'avance sont ceux qu'on refuse de livrer. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain ! Il ne peut que s'améliorer (?)...

En Guyane j'ai vu beaucoup d'"analphabètes" (au sens occidental du terme) qui étaient des virtuoses de la machette. Ces gens m'ont convaincu qu'une bonne machette et la connaissance de son maniement étaient aussi importantes qu'une arme à feu.

Je serai en partie OK lorsqu'il dit "ces indigènes d'une autre époque qui eux étaient des vrais survivalistes qui savaient tout faire sans ces merveilleux couteaux high teck ". Pour avoir passé une vingtaine d'années sur le terrain en compagnie de gens plus "rustiques" que moi, j'ai pu noter que l'apport de nos connaissances de pâlichons occidentaux améliorait nettement leurs performances.

Dans tous les cas de figure la première ressource, le meilleur de tous les atouts est la connaissance. De là à gagner la guerre tout seul, armé d'un rasoir électrique, il y a un grand pas que je ne franchirai pas...
Vic Survivaliste a dit…
Pour précision, Joël répond à un commentaire qui était présent au moment où il rédigeait mais que j'ai effacé avant qu'il ne poste sa réponse.

En substance, ça disait que ça ne donnait rien d'être survivaliste et que nous allons tous crever.
Joel Deplanque a dit…
Ben oui, on va tous crever... Il faut mourir jeune, mais le plus tard possible ! LOL !

Pour revenir au sujet plus sérieux de la coutellerie, j'avais utilisé un outil que je qualifierai d'exceptionnel, à savoir la serpe italienne. Bizarrement, il est assez rarement ou de moins en moins cité. De là à le considérer comme moyenâgeux ?

Je le décrirai comme une sorte d'hybride entre la machette, la hache et le croissant. Le manche est la plupart du temps recouvert de corde, cuir ou caoutchouc et la forte sole se termine par un crochet de suspension permettant de pendre l'outil à la ceinture.
La lame est épaisse et donc robuste, en acier et se termine par une courbure très utile notamment pour effectuer des travaux de fente. C'était l'outil de prédilection des feuillardiers de mon enfance ! Je me souviens parfaitement qu'il est possible de guider la fente d'un brin par opposition des pressions exercée sur celui-ci, conjugué à l'effet de levier généré simultanément par la serpe. Ce qui permet in fine d'obtenir des pièces de taille identiques ou presque.
La zone de lame la plus sollicitée est justement la partie courbe interne et les premiers dix centimètres entre elle et le manche.
L'épaisseur du dos de la lame autorise sans crainte toutes les fortes frappes à l'aide d'un rondin par exemple. Cette même épaisseur permet d'exercer de puissants effets de levier sans risque de torsion.
Le bec en bout de lame est très pratique pour saisir un brin, le tirer à soi ou le déplacer. En zone riche en parasites de type scorpions, araignées, reptiles il sera judicieux d'utiliser ce bec pour se saisir d'une pièce de bois de feu, rondin, etc. Ce, afin de l'examiner sans contact manuel direct pour vérifier l'absence de ces charmants compagnons sur ou sous ces mêmes matériaux avant manipulation sans risques. Les tas de bois de feu constituant des abris de choix pour ce genre de clandestins...
Le poids de l'outil garantit un bon effet de frappe. La longueur assez conséquente de l'ensemble manche + lame y participe aussi activement.
Pour une utilisation davantage de type couteau, elle est un peu lourde, mais permet cependant d'effectuer avec efficacité des travaux d'écorçage, élagage, etc. Sa possession ne dispense pas du tout du port de votre Laguiole ou Opinel...
Je n'insisterai pas sur l'effet dissuasif, voire curatif face à un parasite...

La serpe italienne, un accessoire à redécouvrir !
Neb a dit…
Le couteau idéal
Joel Deplanque a dit…
Bonjour à tous,

Au final nous ne parlerons pas de couteau, mais de panoplie d'outils tranchants.

Entre l'Opinel N° x et la hache d'abattage il y a toute une gamme qui peut être à peu près couverte avec 4 ou 5 articles.
- Couteau de table (Laguiole en acier TC 27pour les Français comme moi).
- Couteau finlandais genre Marttiini (il existe un modèle double, le petit étant absolument génial). Visible sur https://www.google.com.bo/search?q=marttiini+couteaux&num=50&newwindow=1&safe=off&hl=fr&site=webhp&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjGzNGi2IrPAhUFE5AKHdzJAOsQ_AUICCgB&biw=1222&bih=672#imgrc=8AMZGSgPpcdl0M%3A
- Couteau multi-tools genre Swisstool, etc.
- Serpe italienne.
- Hache.

Point barre. Discuter du couteau idéal revient à causer du sexe des anges.

Les couteaux Rambo & Cie feront pisser de rire la première mésange rencontrée. Que les amateurs de boussoles dans le manche se rassurent : c'est souvent du matos à deux balles indiquant la plupart du temps le cimetière le plus sûr...
En forêt guyanaise, j'avais toujours deux boussoles sur moi, attachées à mon gilet multi-poches. Une Suunto en grades et une classique type Silva en plastique. Et même attachée par un lacet elle peut se perdre facilement, en cas de fuite suite à une attaque de guêpes par exemple...
Quand au GPS, en mission au centre de la Guyane il est tombé à la flotte au bout de 100 m sur le petit Inini...
- Joël, tu peux me prêter ta boussole ?

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