Un kumbaya-permacultivateur "analyse" le survivalisme

Un des abonnés de ma page Facebook m'a envoyé un lien conduisant à une vidéo réalisée par un "permaculturiste" (permaculteur? Permacultivateur?).

Celui-ci s'est mêlé de comparer le survivalisme à la permaculture. Intrigué, car réussir cela serait accomplir un exploit comparable à changer la valeur de la Constance de Plank et donc les fondements quantiques de l'Univers, j'ai voulu voir comment il réussissait à comparer cela.

Il commence fort, par une contradiction entre ce qu'il dit et ce qu'il prône.

« Le but de cette vidéo en fait c'est plutôt de pointer les différences qu'il y a entre ces deux mouvements (survivalisme et permaculture) »

Au même moment à l'écran, apparait:


Ça commence bien! :)


« Dans le monde de la permaculture, on est dans une envie de partager ». 
 
Ah oui? Et pas en survivalisme, je suppose?





Vous pouvez faire la recherche avec les termes survivalisme, survivalism, prepper, prepping, homestead, et bien d'autres termes survivalistes, vous constaterez que pour des gens repliés sur nous-mêmes, nous partageons BEAUCOUP.

Objets

Le produit de la permaculture, ce sont des aliments. Le produit du survivalisme, c'est de l'activité, des démarches, bien sûr aussi des achats mais qui sont subsidiaires à nos activités. Les survivalistes partagent leurs produits, preuve en est ce blogue et bien d'autres.


« Dans le survivalisme tout ce que j'ai vu c'étaient des gens qui cherchaient à avoir des plantes comestibles mais que les autres ne connaissaient pas pour pas qu'ils puissent se faire voler leurs plantes. »

Il le dit, ça peut être vrai qu'il a entendu ça mais moi, qui reçois des centaines de questions par années depuis bientôt quatre ans et si mes souvenirs sont exacts, JAMAIS on ne m'a demandé ça.

Généralisation outrancière de sa part, peut-être?

« Dans la permaculture on n'est pas dans une vision égoïste ».

Vouloir s'assurer que ses enfants soient toujours nourris, vêtus, sécurisés, logés au chaud avec un accès à de l'eau propre, peu importe les circonstances, c'est bien sûr de l'égoïsme.

Moi j'appelle ça de la responsabilité. Mes enfants d'abord, s'il en reste, on verra bien. Maintenant, on peut se dire en mode partage mais quand il manquera de la nourriture, durablement, acceptera-t-il de "partager" son essentiel quitte à se priver? On parle facilement le ventre plein.

Parlant des survivalistes il ajoute:
« On remplit nos placards de bouteilles d'eau, de boites de conserves, énormément d'achats »
Il oublie aussi qu'on les remplit aussi d'aliments que nous produisons, mettons en conserve, conditionnons, fermentons, déshydratons, salons, entreposons sans oxygène. 

Ça en fait de l'activité de la production et de la conservation d'aliments ça! Et les permaculteurs selon la définition de cet illustre philosophe, ils ne produisent pas, ne mettent pas en conserve, ne conditionnent pas, ne fermentent pas, ne salent pas et n'entreposent pas sans oxygène leurs aliments?


Toujours en parlant des survivalistes il en remet :

« Et du coup on engraisse ce système »

Ah? Je croyais que la définition généralement admise du survivalisme c'était le développement de l'autonomie en temps normal comme en temps de perturbation, vous savez, quand les magasins sont vides?

Comment peut-on engraisser le système quand on est en démarche active de sortie de ce système?!?

« Alors que dans le survivalisme on est encore à engraisser ce système dans l'attente d'une éventuelle explosion ou un craquage de ce système. »

Oooooookéééééééééééé.... On engraisse ce système sachant qu'il va craquer? C'est pas un peu incohérent, même pour nous, les pauvres survivalistes demeurés?

La démarche d'autonomie du survivalisme est précisément une distanciation face à ce système afin qu'il ne nous emporte pas dans son effondrement le jour où ça se produira (si ça se produit, on ne sait jamais, peut-être avons nous tort ou peut-être on trouvera des solutions au mur énergétique? Il ne faut rien exclure mais pas compter sur du vent non plus).

« J'ai pas envie de vivre dans un monde où tout le monde a des armes à feu 
et tout le monde se méfie de son voisin, 
j'ai plutôt envie de vivre dans un monde de partage. »

Kumbaya my lord, Kumbaya!

Alors suicide toi mon vieux, que veux-tu que je te dise? Pas besoin d'une arme à feu, juste un petit mètre de corde... 

Non mais... Encore un qui pense que posséder une arme à feu nous transforme en criminel. Et les criminels eux, ceux qui parasitent les autres en détroussant les honnêtes gens désarmés et sans capacité de se défendre, ils s'arrêteront à l'entrée de ta fermette parce que tu es un permaculteur? Ils vont entrer et tout prendre oui! L'arme à la main car eux en ont et les bisounours, non.

Tu sais, mon garçon, un criminel n'est pas un courageux. S'il a le choix entre agresser une vieille dame de 80 ans pesant 45 kg et le mec baraqué de 100 kg, qui va-t-il attaquer, hmmmmm? S'il a le choix entre une survivaliste et son 12 ou un permacultivateur bisounours pacifiste, chez qui va-t-il commettre ses méfaits?

Les criminels choisissent d'abord les soft targets avant les hard targets. Seulement ta hauteur morale t'empêche de le comprendre. Si vis pacem, para bellum, a dit un grand sage.

Voilà...

Il est temps que tu apprennes la vie telle qu'elle est en dehors de tes cercles de pacifistes illusionnés. Et quand tu l'auras apprise, va demander ton permis de possession d'arme à feu.

Le reste de sa vidéo est à l'avenant. Dix minutes de préjugés, de lieux communs, de démonstration d'ignorance du survivalisme et d'absence de distance par rapport à son but: démontrer que la permaculture est meilleure que le survivalisme. C'est comme dire qu'un fer à repasser est meilleur qu'une poignée de porte, sans parler de l'usage auquel il est destiné, sur dix minutes trente-neuf secondes.

Analyse symbolique

Il y a beaucoup à dire sur le contenu verbal et ses présupposés non-verbalisés.

Je n'irai dans les détails.

Nous sommes devant un cas typique de nombrilisme moral qui consiste à placer sur un piédestal un système de vie, c'est à dire celui en quoi on croit, et à l'ériger en absolu (ériger comme dans "avoir une érection"...).

Le mec dit avoir fait des recherches sur le survivalisme. Ce qu'il en a retenu semble pointer sur des recherches auprès des détracteurs du survivalisme plutôt que sur ceux qui le pratiquent réellement.

Ce qui ne fait que conforter la haute opinion qu'il a de son système de vie.

En fait, le mec fait une erreur fondamentale et j'irais même jusqu'à dire qu'il n'a même pas cherché à l'éviter. C'est normal chez ceux qui veulent croire plutôt que chercher.

Mais examinons son approche, ahem, philosophique... Et pour ce faire, jetons un oeil ensemble sur les deux objets qui sont comparés, soupesés et hiérarchisés moralement par ce Grand Timonier de la Moralité qui ferait pâlir Bernard Henri Lévi d'envie en terme d'abrutissement.

Qu'en dit Wikipedia, qui n'est pas la meilleure référence mais qui est accessible immédiatement à tous?
« La permaculture est un art de vivre qui associe l'art de cultiver la terre pour la rendre fertile indéfiniment avec l'art d'aménager le territoire. »


Le survivalisme est un terme qui désigne les activités ou le mode de vie de certains groupes ou individus qui veulent se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur, une interruption de la continuité sociétale ou civilisationnelle au niveau local, régional, national ou mondial, voire plus simplement à survivre face aux dangers de la nature.

Dans un cas on a une activité axée sur la culture et l'aménagement du sol, dans l'autre on a un terme qui désigne des activités de préparation à des changements et au développement de l'autonomie en toutes circonstances.

Des pommes et des bananes...

Le distingué émule de BHL aime les pommes et déteste les bananes puis disserte sur le goût "objectivement" supérieur des pommes. Comme si c'était possible qu'il dise du bien des bananes ou même qu'il avoue que c'est un autre fruit avec un goût et des nutriments différents et qui pousse sous un autre climat complètement différent!

Voilà le fondement de ce haut exercice intellectuel: énoncer que ce qu'il aime est meilleur que tout et utiliser des lieux communs non substanciés pour discréditer "le concurrent".

La permaculture, c'est une activité agricole obéissant à des principes de respect du sol, de création d'un mini écosystème intégré et pérenne et d'esthétique.

En soi, c'est tout à fait honorable. Pour dire le vrai, je valorise personnellement la permaculture puisque une fois la terre aménagée le travail est minimal par la suite et c'est parfait pour un paresseux comme moi.

Toujours dans la vérité, il faut dire que c'est le mode d'exploitation du sol qui offre le moins de rendement à l'hectare, beaucoup, beaucoup moins que l'exploitation bio-intensive, qui est aussi bio que durable mais qui exige énormément d'interventions humaines. 

Enfin, c'est un système d'exploitation du sol parmi bien d'autres. Et ça s'arrête là.

Les affirmations selon lesquelles la permaculture est un mode partage par essence, c'est de la bullshit.

Ce sont ses adeptes qui seraient, car ce n'est pas vérifié, en mode partage, et ils le seraient parce qu'ils sont guidés par une idéologie qui les pousse à valoriser ce genre de comportement dans une société de surabondance.

Pourquoi il n'y a pas ou très très peu d'agriculteur commercial en mode permaculture? Parce que la terre coûte cher et qu'ils ont de nombreuses dettes à rencontrer, la terre doit rapporter le maximum au mètre carré et ils n'ont pas le luxe de philosopher sur ces sujets: s'ils ne rapportent pas assez, ils perdent leur terre, leur ferme, leur boulot et leur mode de vie.

Si les survivalistes sont aussi égoïstes que notre grand métaphysicien l'affirme, pourquoi sont-ils si nombreux à s'intéresser à la permaculture, un système dont les valeurs sont l'exact contraires de celles du survivalisme, à l'entendre parler?

Sûrement parce que les survivalistes sont profondément, irrémédiablement, éternellement et immuablement: con. C.Q.F.D. 1-0 pour les kumbayas.

La vérité, encore une fois, c'est que la permaculture n'a pas de valeurs humaines, elle a des principes d'aménagement et d'exploitation du sol, rien de plus. Rien de moins non plus mais surtout rien de plus.

Les choses remises en perspective

Maintenant, un point de vue survivaliste sur la permaculture.

Non, je ne me mettrai pas à frapper sur la permaculture au motif que notre grand penseur frappe sur les survivalistes qu'il dépeint comme des êtres moralement inférieurs.

La permaculture peut faire partie du survivalisme selon les choix qui sont faits mais le survivalisme ne peut faire partie de la permaculture.

Le survivalisme est une activité humaine de recherche et de mise en œuvre de moyens pour assurer la disponibilité des ressources nécessaires à la vie de ses adeptes en toutes circonstances, et la permaculture peut s'insérer dans la mise en œuvre de ces moyens. 

Oh je sais, notre grand moraliste dit que la permaculture est un système de valeur, supérieur aux autres bien évidemment. Il n'en est rien: c'est un mode d'exploitation du sol, rappelons-le.

Qu'il s'érige tout un discours autour de la permaculture n'en change pas sa nature. 

Pour comprendre rien ne vaut un schéma.


La permaculture est placée au bas du graphique. Pas pour "démontrer" qu'elle est inférieure au survivalisme: 1) je ne compare pas, moi, des pommes avec des bananes, 2) je ne hiérarchise pas des choses qui n'appartiennent pas à la même échelle de mesure, 3) je ne prête pas à un mode d'exploitation du sol des vertus morales, ni n'en prête au survivalisme.

Elle est au bas du graphique parce qu'elle est l'aboutissement d'une démarche et d'une recherche de solutions et la mise en œuvre de moyens qui part du survivalisme (développer son autonomie pour affronter toutes les conditions et toutes les circonstances), qui passe par l'alimentation (quoi manger et comment se procurer de quoi manger), la production (se nourrir notamment à partir de la production alimentaire), la culture du sol (produire des aliments notamment par culture du sol), et le choix, entre autres choses, de la permaculture (cultiver le sol en mode permaculture).

Signe des temps

Je crois que peu importe ce qu'on se choisit comme "cause", c'est un signe des temps que de placer le moyen à la place de la cause et d'attribuer tous les mérites de la cause au moyen chéri et vénéré.

Notre parangon du partage aurait fait une vidéo où il aurait affirmé que ses valeurs fondamentales sont le partage et qu'il a choisi de les manifester notamment par la permaculture (moyen de produire) et le libre accès à ses produits (moyen de partager sa production), je n'aurais rien eu à redire. J'aurais probablement même applaudi, pas son mode de production alimentaire mais sa générosité.

Toutefois ce n'est pas le cas. Il commet plusieurs erreurs de logique tant dans ses postulats de départ que dans leur développement.

Comme je le mentionnais, pour partager il faut produire puis rendre disponible. La permaculture permet de produire. Pour le partage, il faut une intervention humaine, un déplacement d'aliments du champ vers, disons, un panier sur le bord de la route, fabriquer un panneau où il est écrit "gratuit" et à la base de tout ça, il faut une volonté. Ce n'est pas la permaculture qui fait ça, c'est l'intention du permacultivateur.

On peut aussi concevoir un mec qui produit en permaculture et sa journée finie, s’assoit sur son perron avec son 12 à la main et attend les pilleurs de pied ferme. 

Dans les deux cas, la permaculture n'a rien à voir avec le partage et la gratuité ou la surveillance de ses intérêts et la protection de ses biens.

Bref, le raisonnement de notre vertueux directeur de conscience est de la merde (bio mais néanmoins de la merde) enrobée de vertu ostentatoire. 

Rappelons-nous toujours cet adage de la Sémantique Générale: dire une chose ne rend pas la chose réelle.

Ce genre de vidéos fait florès partout sur Internet. Sous des apparences de vertu et de raison se cachent de terribles erreurs de perspectives, des mélanges conceptuels et des postulats erronés, parfois sciemment. 

Au delà des vidéos se trouve une fois de plus le culte du Moi, l'individu mis au centre de tout et dont la recherche du bonheur justifie tout. Dans ce cas-ci, c'est quelqu'un qui s'est identifié à un mode de production alimentaire, c'est à dire un moyen, en a fait une fin en soi et lui a prêté des vertus et des attributs qu'il n'a pas. Probablement parce que cette personne croit aux vertus qu'elle prête à la permaculture et croit qu'elle possède ces vertus.

En vantant la permaculture et en chantant ses louanges, elle vante et louange qui, à votre avis?

Certains peuvent faire la même chose avec le survivalisme notez-bien, quoique j'ai rarement voire jamais vu cela.

Je ne suis pas un "survivaliste". Je suis notamment survivaliste. Je suis aussi un homme, un mari, un père, un fils, un universitaire, un juriste, un technicien, un jardinier amateur en apprentissage, un tireur, un chasseur, un lecteur, un chercheur, un sémanticien général, un ancien soldat, un blogueur, un citoyen et j'en passe.

Si je valorise le survivalisme, c'est à titre de réponse à des constats ou des craintes ou des certitudes. C'est un moyen protéiforme qui tolère bien des variantes, du moment qu'il permet de développer et d'atteindre ultimement l'autonomie. Certains choisiront la BAD agricole, d'autres la BAD urbaine, d'autre la spécialisation dans des métiers ou professions qui seront en grande demande "après". Il n'y a pas de ligne unique à suivre, pas d'orthodoxie à respecter, juste la recherche d'autonomie. Le survivalisme est un véhicule conduisant à l'autonomie en toutes circonstances.

On se définit par ce qu'on fait, pas par l'énoncé d'une définition flatteuse pour soi derrière laquelle on se réfugie pour flatter son égo et cracher sur les autres.


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Commentaires

herve scala a dit…
Bonjour Vic . C'est la mode en ce moment de critiquer notre mode de vie , moquerie voire agression verbale et j'en passe du coup je ne polémique plus avec des gens dont la seule culture est d'acheter Marianne et Charlie hebdo tout en se gavant de télé 12H par jour !
Bobby Neville a dit…
Salut Vic

On ne sait pas ou le gars a fais son enquête, peut-être auprès de détracteurs mais peut-être aussi auprès de survivaliste, je fais parfois un tour sur un forum francophone, j'y lis souvent un tissu d'absurdités alors que s'il avait fais son enquête auprès de Volwest ou des blogs tel que le tien, il aurait pu percevoir la chose autrement.

Ensuite survivalisme et permaculture sont complémentaire mais de là à me faire croire qu'ils portent tous des cheveux longs et des chemises à fleurs avec une pancarte "Eden park", ceci c'est se moquer du monde.

Tout le monde devrait être survivaliste, c'est simplement du bon sens idem pour la permaculture, elle est préférable à l'intensive être capable de mixer tout ça.
lasorciererouge a dit…
Bien, bien....

Je répondrai pour certains:

" Les chiens aboient, la caravane passe. "

Et pour d'autres:

" Le maître montre la lune, l'ahuri regarde le doigt. "

L'instinct de survie, si tu l'as pas..ben tu crève et pas besoin d'attente une catastrophe, je parle de la survie de TOUS le jours.
Amitiés
Damien DEKARZ a dit…
N'est il pas intéressant de donner le lien de cette vidéo terrible, pour que tous le monde puisse jugé?
Vic Survivaliste a dit…
Damien, si tu veux répondre tu peux le faire chez toi par tes propres moyens et sans parasiter autrui.

Je te signale que je n'ai fait aucune intervention chez toi, jugeant que ça aurait été une démarche agressive. Je n'y ai pas été invité et je n'ai aucune intention d'y intervenir non plus.

Tu es libre de faire ce que tu veux chez toi, tu es chez toi. Chez moi, tu es chez moi.
Vic Survivaliste a dit…
Oh, et en passant, contrairement à la joie que tu as eu de te présenter comme victime de censure sur ta chaîne, je n'efface pas les message, je les filtre.

Et cela tu as pu le constater. Un message qui n'apparait pas après avoir été posté n'est pas effacé. Pour être effacé il doit d'abord être apparu, tu ne crois pas?

Les liens d'autopromotion ne sont pas publiés, de même que les injures, diffamations, appels à la haine et cie.

Valable pour Youtube aussi, où tu as tenté de faire de l'autopromotion.
Bobby Neville a dit…
Salut Vic

Qu'est-ce qu'un Kumbaya ?
Bobby Neville a dit…
Salut

Sur youtube si tu écris permaculture, 185 000, la même chose en écrivant survivaliste 8470 et survivalisme 15200, toi tu écris EDC? mes parents ont un EDC et ils ne sont pas survivaliste.
Marc a dit…
Complètement d'accord avec toi Vic !
Pendant mon temps de repos j'ai lu un des nombreux livres du Père Aubry de la fin du 19ème siècle (aux éditions Saint Rémi) qui dénonce en philosophie et théologie l'abandon des PRINCIPES au profit de systèmes de penser. Aujourd'hui on dirait des idéologies !!! Et il fait remonter cela à Descartes et à son système de doute méthodique pour arriver au vrai ... abandonnant de ce fait toute la grande philosophie et théologie scolastique de Saint Thomas et de tous les Pères de l'Eglise. Le Bien Commun s'en est allé et voilà où nous en sommes. Les philosophies modernes ont détruit jusqu'à la pensée et d'abord la théologie le tout aboutissant à Vatican II et reléguant Jésus-Christ à un simple ...magicien...

Pour ce qui est de l'agriculture la seule chose que je partage avec les partisans de la permaculture c'est leur dénonciation de l'agriculture soumise totalement entre les mains de l'agro-industrie. Après, faut pas s'étonner de la prolifération des cancers, des personnes obèses, etc ... Mais c'est sûr que la permaculture n'est pas une fin en soi. A++
Vic Survivaliste a dit…
Bobby: permaculture s'écrit pareil en anglais qu'en français.
Il faut donc faire les recherches en anglais aussi.

EDC s'emploie en français (malheureusement) et en anglais et c'est un concept survivaliste.

C'est un bon exemple.

Maintenant cherche survivalisme, survivalism, survivalist, survivaliste, prepper et tu verras l'abondance de références.

Les survivalistes parlent en général rarement de "survivalisme" et plus de techniques.

Les survivalistes ne parleront pas de techniques "survivalistes" car ça n'existe pas. Le survivalisme n'est pas une idéologie donc il ne définit pas des concepts de vie ou un idéal humain à atteindre.

Mais fais les recherches et tu verras. Si tu veux voir évidemment.
Vic Survivaliste a dit…
Bobby: quant à l'EDC, pas besoin d'être survivaliste pour en porter mais le nom lui, vient du milieu survivaliste.

Preuve supplémentaire que nous donnons et contribuons.

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