Seriez-vous aussi mal pris?

 2011-05-30. Voilà plus de cinq semaines que des résidents du bassin de la Richelieu sont inondés. Certains légèrement mais d'autres très sévèrement.

Beaucoup tiennent tant bien que mal. Certains se plaignent qu'on ne les aide pas assez. Je les comprends, moi aussi je voudrais de l'aide. Mais voilà: si au lieu de 1,500 familles, c'étaient 150,000 familles? Ou 500,000 familles qui se retrouvaient incapable de lutter contre les éléments?

Ces 1,500 familles parviennent à continuer grâce à "l'extérieur": des emplois à l'extérieur de la zone, de la parenté ou des amis à l'extérieur de la zone, des ressources de l'extérieur qui viennent sur place, de la relocalisation à l'extérieur de la zone, des employés municipaux et bénévoles du secteur mais qui ne sont pas inondés, etc.

Sur les 1,500 familles, combien étaient prêtes et combien attendent qu'on vienne les sortir de leur pétrin? Je parie qu'il n'y a pas 5% des familles affectées qui se sont préparées convenablement. C'est un peu normal puisque même aux USA, le royaume du prepping et du survivalisme, c'est une infime minorité de la population qui se prépare.

Toutefois, cette crise démontre une chose: il faut énormément de ressources pour aider un petit groupe. Et la Sécurité Civile gère plus ou moins bien la crise. La FEMA aux USA aurait fait pire, comme son peu reluisant palmarès en témoigne mais ça ne doit pas être une excuse pour les mauvaises performances ici.

Deux gouvernements, celui de Québec et celui d'Ottawa, n'ont pas su mobiliser des moyens pour sauver les maisons inondées. Québec va donner 150,000 $ en indemnités à chaque famille affectée. C'est bien, c'est généreux. Mais ces 150,000 $, n'aurait-il pas mieux valu en dépenser une partie afin de protéger adéquatement et rapidement les maisons lorsque les crues s'annonçaient? Quitte à payer des entrepreneurs et des particulier pour remplir et installer des sacs de sable, placer des pompes, etc.?

Là où je veux en venir c'est que même avec les meilleures intentions du monde, un gouvernement, son armée, une organisation spécialisée, une oeuvre charitable, une fondation privée, nommez-les, ne peuvent pas pallier aux besoins en cas de crise. Leur temps de réaction est trop lent, leurs ressources propres très limitées, et leur vision trop courte.

Je ne suis pas en train de faire l'apologie de la disparition de l'État, au contraire, je suis plutôt pour un État solide et apte à assurer la santé et la sécurité de sa population. Non, je suis en train de dire qu'on doit soi-même se préparer car personne, ni État, ni entreprise, ni voisin, ne le fera à notre place.

Si cette crise avait affecté 30,000 familles, je crois que nous aurions atteint nos limites dans notre capacité à réagir, comme société. Et là on aurait vu de réelles catastrophes.

Moralité: préparons nous à tout! S'il nous manque quelque chose, on peut toujours demander. S'il nous manque tout, on peut aussi demander mais c'est garanti que tout ne nous sera pas donné. Et nous subirons de grandes pertes.











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