Le "prepping", un hobby?

Difficile de faire une réponse claire tant il y a de modèles de "prepping" et de degrés d'implication. Une chose est sûre: plus une personne consacre de temps, de pensées et d'énergies à se préparer, plus elle sera en mesure de faire face à une multitude de situations et d'étendre sa survie sur une plus longue période.

La "preppeuse", le "prepper" qui pense quotidiennement à sa préparation au travers de ses activités, par exemple en visitant un lieu nouveau et en évaluant son potentiel en terme de survie, ou qui découvre un nouveau gadget, un nouvel outil et l'évalue en terme de prepping, cette personne là en a fait un hobby.

C'est un hobby comme un autre, c'est à dire que c'est une activité de détente, qui apporte du plaisir ou de la satisfaction, qui fait passer le temps et qui produit un résultat. À travers ce hobby on en découvre d'autres: comment chasser, comment éviscérer, comment couper la viande de gibier, comment la préserver, comment récolter la peau du gibier, comment la préparer, comment la travailler, etc.

Même chose pour la personne qui se préoccupe plus de régime alimentaire en situation de crise: elle mettra de côté des réserves de nourriture sèche, puis se préoccupera de diète alimentaire saine à long terme, se penchera sur la valeur nutritive des aliments, développera des habiletés en préservation et en traitement des aliments, etc.

Une autre personne décidera qu'il lui faut un BOV (Bug Out Vehicule) et apprendra la mécanique, le "customizing" automobile, adaptera le moteur pour utiliser un carburant 100% éthanol, fabriquera de l'éthanol, etc.

Tout ça ne se fait pas en un jour. Par contre ça commence quelque part et ça prend la forme de hobby.

Mon cheminement n'a pas été différent. J'ai envisagé, bien avant la crise du Verglas, comment je pourrais survivre à un holocauste nucléaire dès ma jeune vingtaine. À l'époque c'était la Guerre Froide alors nous étions tous focalisés sur ça.

Pendant le Verglas, j'ai réalisé ma vulnérabilité et imaginé des moyens pour me "bricoler" une survie.

Les années ont passées et j'ai commencé un jour à accumuler de la nourriture. Puis rassemblé des équipements de survie, etc.

C'est devenu un hobby. Et ce hobby me permet d'apprendre bien des choses qu'autrement je n'aurais jamais apprises.

Un hobby n'est pas une raison de vivre. C'est une activité parmi les autres. Si ça devient le point central de notre vie, si tout ce que nous faisons est centré sur ça, ça devient de l'obsession. Ça c'est moins bon! Car survivre c'est bien mais si on survit, c'est pour pouvoir vivre tout court!
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